La pollution par les plastiques

est un fléau pour la nature

Selon les experts, si la production de plastique ne diminue pas, il pourrait y avoir en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans.

 

Quelques chiffres à retenir:

  • Chaque année, nous jetons une quantité de plastique qui serait suffisante pour faire quatre fois le tour de la Terre.

  • Chaque année, au moins 8 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans, l'équivalent d'un camion à ordures complet à chaque minute, causant la mort d'un million d'oiseaux de mer et de 100 000 mammifères marins.

  • Chaque année, le monde utilise 500 milliards de sacs en plastique.

  • Au cours de la dernière décennie, nous avons produit plus de plastique qu'au siècle dernier.

  • 50% du plastique que nous utilisons est à usage unique ou jetable.

  • Nous consommons 1 million de bouteilles en plastique chaque minute.

  • Le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons.

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement avait lancé en 2017 la campagne "Océans propres" visant à sensibiliser le public à la protection de nos océans.

Le thème de l'année 2018 était la lutte contre la pollution plastique.

Pour le bien de la planète, il est temps de repenser notre utilisation du plastique.

Dire non au plastique jetable!

 

Ce thème encourage les gouvernements, les industries, les communautés et les individus à explorer ensemble des alternatives durables afin de réduire de toute urgence la production et l'utilisation excessive de plastiques à usage unique responsable de la pollution de nos océans et représentant une menace pour la santé.

Actuellement une soixantaine de pays tentent, à leur échelle, de diminuer ce fléau en réduisant leur consommation de sacs et d’accessoires à usages uniques.

Le gouvernement français avait annoncé le 12 août qu’il allait attaquer directement le porte-monnaie des Français pour généraliser le recyclage du plastique. Un système qui fonctionnera sous la forme d’un « bonus-malus » : dès 2019, les bouteilles conditionnées dans du plastique non recyclé seraient plus chères et les produits à base de plastique pourraient coûter jusqu’à 10% de plus que les autres.

La Nouvelle-Zélande a annoncé le 10 août l’interdiction progressive des sacs en plastique à usage unique au cours de l’année qui suit.

Le 3 août, c’est le Chili qui avait annoncé l’interdiction des sacs en plastique, devenant ainsi le premier pays d’Amérique du Sud à prendre ce type de mesures. Au Chili, la pollution du littoral est très visible, surtout l’hiver où les plages du centre du pays sont jonchées de déchet. Au large des côtes chiliennes et péruviennes flotte notamment une immense nappe de plastique de la taille de l’Allemagne. Une menace dans un pays d’une grande biodiversité, principalement pour les mammifères et des oiseaux marins susceptibles d’ingérer des particules.

Sur le continent africain, c’est le Rwanda et le Kenya qui ont la législation la plus sévère : les contrevenants peuvent être pénalisés financièrement. En contrepartie, des sacs en coton réutilisables sont distribués aux citoyens et les entreprises qui souhaitent investir dans le recyclage sont subventionnées.

Cette année, c’est l’Inde qui a accueilli la Journée mondiale de l’environnement le 5 juin. Un geste fort de la part de ce pays en pleine croissance qui produit chaque année environ 6 millions de tonnes de déchets plastiques non recyclables.

Face à ces quantités astronomiques de déchet, l’Inde se positionne contre le suremballage. Ainsi, Delhi interdit sacs et emballages en plastique depuis 2009, bien qu’elle soit l’une des villes les plus polluées au monde.

Plus récemment, c’est dans l’Etat du Maharashtra et dans sa capitale Mumbaï que la guerre au plastique a été déclarée. Depuis le 25 juin, couverts, assiettes, sacs et bouteilles en plastique ne sont plus les bienvenus. En cas de non-respect de la loi, les contrevenants sont passibles d’une amende et, dans le pire des cas, d’une peine de prison.

Dans la même lignée, le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé vouloir bannir tous les plastiques à usage unique d’ici 2022.

l'Europe et en Amérique du Nord luttent contre l'utilisation des pailles et des gobelets...

Pailles en plastique, couverts jetables, coton-tige… Autant de petits objets du quotidien que la Commission européenne souhaite remplacer par des alternatives durables, comme elle l’a annoncé en mai dernier.

Au diapason, plusieurs métropoles nord-américaines ont pris l’initiative d’interdire ces mêmes objets. A Seattle, les restaurateurs ne peuvent plus proposer de pailles ou d’ustensiles en plastique. San Francisco lui a emboîté le pas en compagnie de Malibu, Miami Beach ou encore Berkeley.

Longtemps considéré comme un matériau « magique », le plastique est aujourd’hui une véritable plaie qui a contaminé notre quotidien. Parmi les 8,3 millions de tonnes de plastique qui ont été produites depuis les années 1950, environ 60% ont été entassés dans des décharges ou dans la nature...